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Ranee Lee


Artiste aux multiples talents, Ranee Lee s’est démarquée sur la scène artistique canadienne en tant que chanteuse de jazz, comédienne, auteure de livres pour enfants et enseignante. Née à Brooklyn en 1942, elle s’est établie à Montréal dès sa sortie de l’école secondaire. Elle tient avec brio le rôle principal du drame musical Lady Day at Emerson’s Bar & Grill, inspiré de la vie de la chanteuse Billie Holiday. Suivent de nombreux rôles faisant appel à ses talents de comédienne aussi bien que d’interprète vocale. Elle joue notamment dans la production Dark Divas et dans le film Giant Steps, ainsi que dans la série télévisée The Performers. Lauréate du prix Dora Mavor Moore pour ses qualités de comédienne, Ranee Lee reçoit également un prix pour l’ensemble de sa carrière décerné par ACTRA. À l’automne 2009, elle tenu la vedette dans la pièce Swan Song For Maria, produite par le Black Theatre Workshop. En plus de sa remarquable contribution à l’élaboration du programme d’enseignement du jazz à l’université McGill, elle a enregistré onze albums de jazz sous étiquette Justin Time, dont le plus récent, Ranee Lee Lives Upstairs (2010), lui a valu un prix Juno ans la catégorie Meilleur album jazz vocal de l’année. En 2006, Lee a été nommée membre de l’Ordre du Canada pour sa contribution au monde des arts. (DN)


Cat Lemieux


 

Née à l’hôpital Royal-Victoria, élevée à Notre-Dame-de-Grâce et à Saint-Lambert, la montréalaise Cat Lemieux est fait de son bilinguisme anglais-français la pierre angulaire de sa carrière artistique. Diplômée du programme de théâtre du collège Dawson, Lemieux se fait connaître du public canadien grâce à son rôle de soutien dans Léolo (1992), un classique du cinéma québécois réalisé par Jean-Claude Lauzon. Elle joue dans plusieurs autres films en français par la suite, notamment Oscar et la dame rose (2009) d’Éric-Emmanuel Schmitt, alors que l’essentiel de son travail en anglais se passe sur les planches. Deux fois mise en nomination pour un prix MECCA, elle est de la distribution des pièces A Midsummer Night’s Dream et Macbeth, montées par le Repercussion Theatre, et de Murder on her Upper East Side et Leaf in the Mailbox, présentées au théâtre Centaur à Montréal. (DN)


Rick Leong


Le peintre Rick Leong explore l’imagerie traditionnelle chinoise avec une approche résolument contemporaine. Sino-Canadien de troisième génération, il peint de grandes toiles délicates où  s’entremêlent des serpents, des dragons et des paysages. Leong anime ces scènes tranquilles en

y intégrant des arbres, des champignons, de la mousse et des roches qui se métamorphosent en squelettes d’animaux ou en inscriptions semblables à des graffitis. Le tableau Dancing Serpent in Dawn’s Quiet fait maintenant partie de la collection du Musée des beaux-arts de Montréal. Représenté par la galerie Parisian Laundry, il présente son travail travers le Canada dans de nombreuses expositions de groupe ou en solo. Leong, né à Burnaby en Colombie-Britannique, obtient son baccalauréat en arts visuels de l’Université de Victoria avant de venir s’installer à Montréal pour y connaître la vie des grandes villes et étudier à l’université Concordia, où il obtient sa maîtrise en arts visuels en 2007. (PF)

Hush, 2010, oil on canvas


Jo Leslie


Depuis le début de sa carrière, Jo Leslie a participé à plus de 120 productions à travers le Canada, tant dans le domaine de la danse que du théâtre. Les pièces auxquelles elle a collaboré ont été présentées dans de prestigieuses institutions telles que le festival de Stratford, le festival Shaw et le Centre national des Arts. Elle a collaboré entre autres avec la metteure en scène Micheline Chevrier à la création de la pièce Vaudevilles of Chekhov, présentée au CNA, dont elle signe la chorégraphie et pour laquelle elle dirige les mouvements des comédiens, ainsi qu’avec l’équipe de création de Marty Maraden pour les pièces Hamlet, Love Labour’s Lost et A Winter’s Tale. Elle travaille aussi avec d’autres grands noms du théâtre tels que Peter Hinton, Jackie Maxwell et Peter Wylde. De 1991 à 2001, Leslie enseigne à l’École nationale de Théâtre du Canada, où elle met sur pied une méthode d’enseignement du mouvement étalée sur trois ans. Avant d’œuvrer dans le monde du théâtre, Leslie présente ses solos de danse contemporaine à travers le monde, et son travail est salué par la critique. Elle est cofondatrice du Studio 303, un foyer créatif pour la danse à Montréal, et publie régulièrement des textes sur la danse. (PF)


Paul Litherland


Dans ses œuvres, le photographe et artiste multimédia Paul Litherland aborde les thèmes de l’imposture, de la vulnérabilité et du machisme. Il s’intéresse à l’autoportrait et se propose souvent comme modèle pour ses personnages. Comme l’écrit la journaliste du Globe and Mail Leah Sandals à propos du vidéo Force of Attraction : « Voir la peau et le cartilage de l’artiste réduits à l’état de simple mastic livré à l’atmosphère est tour à tour amusant et angoissant —un peu comme si l’on combinait l’art de l’autoportait à la Cindy Sherman avec les risques du sport extrême. » En 2009, l’artiste a présenté une exposition intitulée Fall Out à la Blackwood Gallery de l’Université de Toronto. En 2008, il a présenté sa performance Wood vs. Wood au Studio 54 à Berlin, alors qu’en 2006 il participait à l’exposition Faking Death à la galerie Jack Shainman à New York. Paul Litherland est né à Vancouver et il a obtenu sa maîtrise à l’université Concordia. On retrouve ses œuvres dans diverses collections privées et publiques telles que la Banque d’œuvres d’art du Conseil des Arts du Canada et le Musée national des beaux-arts du Québec. Son travail a fait l’objet de nombreux articles parus notamment dans le Globe and Mail, ARTnews et le New Yorker. (PF)


Naomi London


L’artiste Naomi London propose au spectateur de grosses lettres en peluche s’appuyant les unes sur les autres pour épeler le mot « hope » (« espoir »), des tricots enroulés autour des arbres ou d’autres aux manches démesurément longues, et des murs à pois. Selon la critique d’art Anna Maria Carlevaris, cette artiste montréalaise « fait appel à l’imagination du spectateur à travers le jeu, l’émerveillement et le plaisir des sens ». Londo expose ses œuvres au Canada, aux États-Unis, en Europe, ainsi qu’au Japon et participe à de nombreuses expositions collectives. On retrouve son travail dans maintes collections publiques et privées, notamment celles du Musée des beaux-arts de Montréal et du Musée d’art contemporain de Montréal. Détentrice d’un baccalauréat de UCLA et d’une maîtrise de l’université Concordia, elle enseigne aujourd’hui au département des arts visuels du collège Dawson. Elle a choisit de revenir s’établir à Montréal pour des raisons personnelles, mais aussi parce qu’elle apprécie le bilinguisme et la culture québécoise, qu’elle qualifie de libérale. (PF)


Colin Low


Colin Low a profondément influencé le domaine du film documentaire par ses méthodes singulières et novatrices. Il a obtenu jusqu’à maintenant plus d’une centaine de prix. Né en Alberta en 1926, il s’est établi à Montréal en 1945 où il a réalisé, avec l’Office national du film, le film Sport et Transports! (The Romance of Transportation in Canada), un dessin animé humoristique et brillant qui raconte l’histoire de la technologie des transports au Canada. Se tournant ensuite vers le documentaire, il réalise Corral, film dans lequel il décide de retrancher le commentaire en voix-off qui caractérise alors les films de l’ONF. Le tournage a lieu dans le ranch de son enfance, et seule une mélodie à la guitare accompagne les images poétiques d’un cow-boy qui garde un troupeau de chevaux. Colin Low remporte avec Corral plusieurs prix prestigieux. En 1952, il coréalise avec Wolf Koenig le film Capitale de l’Or (City of Gold), qui fait revivre la ruée vers l’or de Dawson City, principalement par le biais d’un montage de photos d’époque. Il participe à l’élaboration du programme Société nouvelle (Challenge for Change) de l’ONF, grâce auquel, entre 1967 et 1980, des habitants de diverses communautés auront accès au matériel nécessaire pour faire de la production vidéo et cinématographique. (PF)


Rob Lutes


La musique folk est peut-être l’une des plus vieilles traditions musicales au Canada, mais avec sa voix et ses doigts agiles, Rob Lutes insuffle à ce genre séculaire une couleur blues des plus originales. Connu pour son jeu de guitare « fingerstyle » et ses performances passionnées sur scène, Lutes a maintenant quatre albums à son actif, tous encensés par la critique. En 2007, l’album Ride the Shadows est accueilli avec enthousiasme à travers le monde, et les portes s’ouvrent pour lui sur tous les palmarès du Canada, des États-Unis et de l’Europe. Vient ensuite Truth & Fiction (2009), qui a été pendant trois mois au sommet des palmarès d’Europe et des États-Unis et qui lui a valu d’être en nomination aux Canadian Folk Music Awards pour le prix de l’auteur-compositeur de l’année. Plusieurs chansons de Lutes ont été enregistrées par d’autres artistes tels que Bob Walsh, Nanette Workman et  Dawn Tyler Watson. (DN)


Photo Credit: Tony Lazarecki


Danette Mackay


L’actrice Danette Mackay est l’initiatrice des fameuses soirées alternatives Kiss My Cabaret, présentées à la Sala Rossa de 2001 à 2008. Au cours de cette quarantaine de spectacles, elle a fait connaître de nombreux clowns, humoristes, contorsionnistes, musiciens, magiciens, drag kings et drag queens, et elle a créé avec la comédienne Danielle Desormeaux le très populaire duo Madame et Matante. Au fil de ces soirées, elle a réussi à récolter des dizaines de milliers de dollars pour divers organismes de charité. Au théâtre, Danette Mackay a joué dans la pièce The Comedy of Errors, mise en scène par Peter Hinton au théâtre Centaur et présentée également au Centre national des Arts en 2010. Elle a aussi créé le rôle de Ricotta dans la pièce With Bated Breath de Bryden MacDonald, présentée en première au Centaur en 2009, et elle a joué dans la première version anglaise de la pièce August de Jean-Marc Dalpé, présentée au PlayRites Festival à Calgary. Elle collabore musicalement depuis des années avec le dramaturge et comédien montréalais Harry Stankjofski. Née à Toronto, Mackay a étudié le théâtre à l’université Concordia et habite Montréal depuis ce temps. (PF)


Photo Credit: Andreas Apergis


G. Scott MacLeod


Musicien respecté, G. Scott McLeod est aussi un peintre reconnu depuis plus de vingt ans et pratique la vidéo depuis cinq ans. Ses œuvres ont été exposées au Mexique, en Allemagne, en Irlande, en République tchèque, aux États-Unis et au Canada. Plusieurs musées, dont le Musée des beaux-arts du Canada et le Museo Nacional de la Estampa (Mexique), ont acquis ses tableaux. Ces derniers ornent également les murs de bon nombre d’entreprises et font partie de collections de célébrités telles que Jane Goodall et Rick Mercer. Dans le domaine cinématographique, son plus récent projet est un documentaire d’animation de vingt-deux minutes, L’après-guerre avec Hannelore, qui a été présenté à l’Arsenal Kino à Berlin. À propos de son art, il dit vouloir le rendre accessible tout en illustrant des thèmes sociaux, politiques et historiques. McLeod a obtenu de nombreuses bourses et résidences pour artistes, notamment à la fondation Helene Wurlitzer à Taos, Nouveau-Mexique, et au centre St-Ambroise à Montréal. (PF)


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