ARTS2U

Prototype de solutions numériques

ARTS2U est une plateforme informative en matière d’événements artistiques et culturels.

Les informations sont rassemblées dans une base de données structurée, puis elles sont transmises aux médias afin que ceux-ci les affichent sur leurs sites web ou les acheminent directement au public, ce qui permet aux producteurs d’événements de gagner du temps et d’éviter de recourir à des intermédiaires.

  • Scannez votre site web
  • Le producteur approuve les données
  • Les données sont transmises à ARTS2U
  • Le contenu d’ARTS2U est distribué auprès des médias et du public à travers différents canaux

Il est important que les producteurs d’événements artistiques puissent maîtriser et avoir accès aux technologies telles que la structuration de données, le traitement automatique du langage naturel, l’intelligence artificielle et l’apprentissage machine.

Que se passe-t-il dans le secteur des arts ?

Au Canada, le secteur des arts reçoit des subventions de plusieurs paliers de gouvernement pour développer une culture numérique, notamment en uniformisant et en structurant les données pour l’ensemble de l’industrie.

Ces programmes d’appui sont gérés notamment par Patrimoine canadien, le Conseil des arts du Canada, Innovation, Sciences et Développement économique Canada et le Ministère de la culture et des communications du Québec. Les bailleurs de fonds ont appuyé les revendications des organismes artistiques à l’effet que les systèmes de production culturelle devaient être mis à jour afin de pouvoir profiter des avantages spécifiques de l’internet.

La plateforme ARTS2U est reliée à un réseau de producteurs œuvrant dans diverses disciplines à travers le pays, et qui contribuent à la révolution numérique qui est en train de se produire dans le domaine des arts.

Quelles seront les retombées de cette plateforme?

L’avantage immédiat pour le secteur des arts est de donner plus de visibilité aux événements artistiques. Les producteurs ont accès à des métadonnées devenues disponibles car elles ont été cédées à des intermédiaires transnationaux tels que Facebook et Google.

De manière générale, l’optimisation du réseau des producteurs d’événements artistiques permet de générer un fil continu de contenu en temps réel, lequel est utilisé selon les préférences des utilisateurs. Les producteurs exercent un contrôle sur les données diffusées, et ils bénéficient d’un accès direct leur permettant de mettre à jour ces données. Les producteurs ont aussi la possibilité d’utiliser les données démographiques et comportementales des utilisateurs pour segmenter les publics à des fins de ciblage et de ventes.

Les producteurs d’événements artistiques sont dans une situation problématique, car ils doivent débourser de plus en plus pour mettre leurs produits sur le marché, tout en obtenant moins de revenus de ventes en raison d’un manque de visibilité.

La promotion d’événements artistiques sur les médias sociaux devient de plus en plus exigeante en termes de temps et de ressources humaines. Chaque année, les médias sociaux et les blogues axés sur les arts indiquent que les producteurs d’événements n’ont pas le temps de les informer de leurs activités. Au cours de notre recherche, nombre de producteurs nous ont affirmé très clairement qu’ils avaient besoin d’appui.

Recommandations

Programmes éducatifs pour la communauté d’ELAN

ELAN devrait concevoir un programme d’éducation numérique qui permettra à ses membres et à l’ensemble de la communauté de développer des compétences en la matière, et qui les informera des nouveaux développements liés à l’organisation et à la promotion d’événements artistiques dans l’univers du Web 3.0. ELAN devrait continuer à rechercher activement des sources de financement pour les programmes visant à combler les lacunes en littératie numérique parmi ses membres et au sein des organismes partenaires.

 

Initiatives spécifiques pour l’engagement dans le numérique

ELAN est bien placé pour engager un dialogue avec les jeunes artistes et développeurs numériques, par exemple en organisant des événements de style hackathon. Il faudrait imaginer d’autres genres d’activités pour inciter les jeunes à inventer des systèmes informatiques qui mettent davantage en valeur les artistes et à leurs productions, par exemple par l’entremise de jeux et de récompenses. C’est en créant des liens avec les jeunes, dont les artistes et les mécènes, que nous les encouragerons à adopter rapidement la plateforme ARTS2U. Des ateliers informatifs pourraient leur être destinés, au sein desquels divers sujets de discussion seraient abordés, tels que les question de confidentialité dans le monde numérique, la publication et le partage d’œuvres d’art en version numérique, et l’adoption de lignes directrices relatives à la publication d’œuvres d’art en ligne.

  

Leadership dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire et inclusion de toutes les disciplines

ELAN représente des artistes et des organismes de toutes disciplines et de tous horizons, et nombre d’entre eux proviennent de communautés marginalisées. Lors des rencontres de producteurs d’événements, ceux-ci ont soulevé le fait que la plate-forme ARTS2U pourrait avoir un impact pour l’inclusion et la représentation de toutes les formes d’art et de toutes les communautés. En tant que plateforme ouverte, ARTS2U pourrait être explorée et développée dans le cadre de futures recherches dans ces domaines, afin de développer des modèles qui pourraient être partagés avec d’autres plateformes et régions.

 

Leadership et participation nationale

ELAN devrait continuer à collaborer avec les initiatives québécoises et nationales qui œuvrent à l’uniformisation des ensembles de données ouvertes et interreliées concernant les événements artistiques. Cette démarche a déjà été amorcée lors de la participation d’ELAN au Symposium sur les arts numériques à Toronto (mars 2019), et elle se poursuivra avec le partage des informations recueillies dans le cadre d’un projet d’ELAN intitulé « Développer des liens et des collaborations entre initiatives numériques », dont le financement a récemment été approuvé par le Conseil des arts du Canada en collaboration avec le Fonds Stratégie numérique.

 

Recommandations pour le développement de la plateforme

Le prototype d’ARTS2U a été développé à partir d’un ensemble de ressources communautaires, notamment des producteurs d’événements artistiques et des experts en médias et en technologie, afin de développer des manières de faire qui mettent davantage en valeur  les artistes anglophones du Québec. Il est essentiel de créer une version du prototype qui puisse être adaptée à plus grande échelle avant de créer un produit un tant soit peu viable. Pour lancer une version officielle, efficace et durable du système, il faudra analyser l’ensemble des composantes de départ et en réévaluer l’ampleur finale, ce qui nécessitera des ressources supplémentaires.

460 Sainte-Catherine Ouest
Suites 706, 708, et 917 (pour le projet S’épanouir au Québec)
Montréal, Québec, Canada H3B 1A7
(514)-935-3312
admin@quebec-elan.org

Cliquez ici pour voir notre vérification de l’accessibilité (anglais).

ELAN est un organisme de langue officielle en situation minoritaire dans un pays qui ne reconnaît que deux langues officielles, soit le français et l’anglais. Nos bureaux se trouvent à Tiohtiá: ke, ancien nom de Montréal en kanien’kehá: ka, langue des Mohawks, et la ville était également connue sous le nom de Mooniyang, nom anishinabe que lui avaient donné les Algonquins. Bien que nous soyons basés dans cette ville, nous avons également réalisé des projets dans plusieurs régions du Québec.
Nous aimerions souligner l’important travail accompli par les Premières Nations pour faire revivre les langues traditionnelles liées à ces territoires et pour défendre le statut officiel des langues autochtones au Canada. Le kanien’kéha et l’anishinabe ne sont que deux des nombreuses langues autochtones liées à notre province, où l’anglais et le français sont des langues coloniales. La province que nous connaissons sous le nom de Québec est née d’une fusion des territoires traditionnels des nations innue et inuite, des nations algonquiennes et des nations mohawks de la Confédération Haudenosaunee. L’atikamekw, le cri, l’inuktitut et l’innu-aimun font également partie des nombreuses langues autochtones autrefois parlées de manière majoritaire au Québec, et cela bien avant l’arrivée du français et de l’anglais.